La biennale "Art contemporain et Patrimoine – ARTour" propose durant toute la période estivale un ensemble d'expositions et interventions d'artistes contemporains en relation avec le patrimoine remarquable de la région du Centre. Une promenade de découvertes

au départ de La Louvière vers des sites aussi exceptionnels et diversifiés que le Canal historique du Centre, la Cantine des Italiens, le Parc et le Musée Royal de Mariemont, le Château fort d'Ecaussinnes-Lalaing, le Domaine du Château de Seneffe, l'ancienne Eglise des Dominicains à Braine-le-Comte, le Centre de l’Eau à Seneffe, le Centre de la Pierre Bleue à Soignies ou encore le site minier de l'Ecomusée de Bois-du-Luc.

Les travaux d'artistes qui ponctuent ce circuit sont

conçus à partir d'un thème particulier et en correspondance, intégration ou confrontation, avec le caractère propre à chacun des sites. La programmation tient compte bien sûr de la qualité reconnue de l'œuvre des artistes sollicités. Elle est aussi établie en fonction d'un équilibre entre artistes issus de la région du Centre, plus largement de Belgique, et d'artistes venus d'autres pays.

Le titre de la cinquième biennale Et pourtant elles tournent est un clin d'œil à l'œuvre de Pol Bury (La Louvière - 1922) auquel le Domaine du Château de Seneffe consacre une importante exposition, intégrée au circuit d'ARTour. Elément indissociable de l'œuvre du sculpteur, la sphère est le volume particulier qui constitue le fil conducteur de la biennale en 2005. 

La sphère dans ses déclinaisons multiples : bille, boule, boulette, bulle, balle, ballon, globe. Volume sensuel, forme parfaite qui appelle la main, qui projette le corps entre la dimension infinie de l'Univers et le plus petit élément qui le constitue. La sphère dans sa dimension symbolique, miroir des cieux, posée sur le cube terrestre. La sphère qui emplit l'espace de son infinitude : de l'imperceptible point à la voûte céleste, de l'œil à la Terre. Volume immobile et mouvant, arc en rotation, révolution de la sphère; le thème générique se réfère également au mouvement, imperceptible dans la lenteur de son déroulement, écoulement, ruissellement; le mouvement aussi dans sa dimension cosmique, mouvement des astres, mécanique céleste.

Et pourtant elles tournent, un thème générique largement ouvert, à partir duquel les créateurs ont été sollicités de façon à ce que les propositions artistiques abordent différentes dimensions: formelle, symbolique, scientifique, architecturale, poétique, ludique.   Cette importante manifestation est l’occasion de découvrir l'art contemporain hors des lieux spécialisés et d'apprécier, aux détours des balades suggérées (on vous propose par exemple de nous accompagner dans la visite… à bicyclette), la richesse et la diversité des paysages, des monuments, du patrimoine architectural et industriel de la région du Centre. 

 

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Titre de l’installation :
"Je traque la consolation comme le chasseur traque le gibier"
 

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Il en va de l'air comme de la matière, du rêve comme de la pensée, de la fuite comme de l'arrivée, de l'érotisme comme d'une angoisse, de la liberté comme d'une cage : c'est à la lumière qui rebondit dans ces obstacles de fournir un translucide sens, une présence, voire une coloration à l'objet observé. Tout qui aura compris cette notion essentielle sera de ceux-là qui, ayant des chances, quoique ténues, d'approcher le frémissement du travail de Catherine Amathéù, comprendront n'être pas beaucoup plus loin. "Approcher"... sans aucun doute, mais pas plus... et heureusement. La moitié du chemin sera parcourue... resterait le reste, droit ou à rebours. Mais rendu à cet instant précis, le spectateur ne serait pas au bout de l'acte d'être étonné. La grâce se trouve précisément là.

Otto Ganz, 2005