18 juin 2007
La nuit tombait

Comme chaque jour, elle ne surprit personne. La lumière s’était tamisée, mais très doucement. Puis persistait cette longue heure bleutée sur toutes les surfaces. On ne distinguait plus que le fantôme de certains objets; des silhouettes... Il arriva plusieurs fois que nous soyons pris à rêvasser devant les écailles de certains arbres. Moins souvent, il faut l’admettre, que nous nous embrassions.
(Otto Ganz)





