03 août 2007
même rêve, même désir

Le matin, alors qu’elle passe à ma
portée, je glisse à l’oreille de Rose : « mon amour infini »… Le soir,
Rose me remet un papier plié en quatre sur lequel elle a écrit «
Votre amour infinie… Vous avez mille fois raison. À l'intérieur de
Rose, il y a une faille, un truc pas terminé, ça l'empêche d'être autre
chose ». Je plie le papier en huit, l’aplatit. Elle m’observe,
interrogative. Je glisse cette calle sous la plante de son pied.
«Voilà, c’est réparé ! » dis-je. Elle éclate de rire.
(Otto Ganz, La toute fine ombre des fleurs, Maelström, Bruxelles, à paraître,)





