15 août 2007
Sans cesse

Cette même histoire, toujours, qui raconterait, avec les variations d'usage, les espoirs et la déception de chacun d’eux, l’un après l’autre, issue de cette érosion trop rapide que provoque la crainte d’autrui. Cette même histoire qui parlerait de droiture, de positions tenues et défendues contre des ennemis invisibles, inexistants, impalpables, avec toutes les contradictions inhérentes à chaque pensée... personnels. Cette même histoire qui laisse un goût d’épines tout autour de la luette…
(Otto Ganz)
03 août 2007
même rêve, même désir

Le matin, alors qu’elle passe à ma
portée, je glisse à l’oreille de Rose : « mon amour infini »… Le soir,
Rose me remet un papier plié en quatre sur lequel elle a écrit «
Votre amour infinie… Vous avez mille fois raison. À l'intérieur de
Rose, il y a une faille, un truc pas terminé, ça l'empêche d'être autre
chose ». Je plie le papier en huit, l’aplatit. Elle m’observe,
interrogative. Je glisse cette calle sous la plante de son pied.
«Voilà, c’est réparé ! » dis-je. Elle éclate de rire.
(Otto Ganz, La toute fine ombre des fleurs, Maelström, Bruxelles, à paraître,)





