16 décembre 2007
Un silence

Sans voix. Sans mots. Je suis resté sans son. Rien ne venait. J'étais présent, actif, apte à réunir mes forces et à créer un déplacement, mais quelque chose s'était bloqué net. Ce "quelque chose" ne m'empêchait pas de respirer, non, mais j'étais sans voix. Dans la résonnante boite que je tiens sur les épaules régnait un silence... comment dire? un silence qui... Un silence, un vrai, sans résonance, sans échos, sans bruit obsédant et répétitif, sans robinet mal fermé, sans rien. Les voix s'étaient tues, et puisqu'aucun son n'émanait de mon cerveau, aucun son n'avait à passer ma gorge.
(Otto Ganz, L'amant creux, inédit)
Commentaires
On m'a parlé de votre blog, et je ne regrette pas le voyage. Bravo! Ce silence-là, dans cette logique, cette auscultation, est effrayant...
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=186580&pid=6842427
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :





