27 décembre 2007
Suivant des yeux

Une boule, une sphère, voilà, cette masse électrique qui se concentre, se masse, s'intrique à mon ventre / Parois abdominale rigide... Je sais, à cet instant précis, qu'il est un vrai danger : rester seul. Je sais, tout pareillement, qu'il en est un autre pour tout organisme doté de sens, d'affect, d'attention, de langage -a fortiori humain - : se retrouver, là, maintenant, à cet instant précis, dans ma proximité la plus directe. En moi s'est réveillée un hargne, une rancoeur sans objet, une indomestiquée colère qu'un jeu de miroirs ne manquera pas de me renvoyer en pleine bouche si je ne me terre pas pour retrouver mon calme.
(Otto Ganz)
19 décembre 2007
Ce qu'on donne à l'image

Parti du vide
pour le recouvrir
Livré à soi
décalquant
chaque visage caché
du vide
(Otto Ganz)
17 décembre 2007
JARDIN D’HIVER

DS Galerie Bruxelles
JARDIN D’HIVER
14 DÉCEMBRE - 27 JANVIER 2008
EXPOSITION “PETITS TRÉSORS DES ARTISTES ...”
Luc Lamy, Anne Liebhaberg, Cazau, Tounsi, Sylvie Derumier, Soriano,
Rachel Rivière, Sylvie Quintart, Damien Moreau, Corinne De Battista ...
DS GALERIE
67 RUE DE L’HOSPICE COMMUNAL - 1170 BRUXELLES - vendr, sam, dim. de 11 à 19h
16 décembre 2007
Un silence

Sans voix. Sans mots. Je suis resté sans son. Rien ne venait. J'étais présent, actif, apte à réunir mes forces et à créer un déplacement, mais quelque chose s'était bloqué net. Ce "quelque chose" ne m'empêchait pas de respirer, non, mais j'étais sans voix. Dans la résonnante boite que je tiens sur les épaules régnait un silence... comment dire? un silence qui... Un silence, un vrai, sans résonance, sans échos, sans bruit obsédant et répétitif, sans robinet mal fermé, sans rien. Les voix s'étaient tues, et puisqu'aucun son n'émanait de mon cerveau, aucun son n'avait à passer ma gorge.
(Otto Ganz, L'amant creux, inédit)
09 décembre 2007
Ce qu'il faut voir (2ème)

étendue à même la soie
recouvrant
l'accalmie
jusqu'à s'y confondre
(Otto Ganz)
07 décembre 2007
Ce qu'il faut voir

Dans la pièce à côté, je l'entends vivre. Des objets se déplacent, il faut bien que quelqu'un les manipulent, non? Je l'entends donc vivre, à côté. Je repense à ce qu'elle m'a dit, à ce que je lui ai répondu, aussi, et à sa colère qui a explosé, pleine de brutalité. Je n'ai pas réalisé de suite l'ampleur de la déflagration, alors forcément, j'ai continué sur le même ton moqueur. Mauvaise idée, très mauvaise non-idée. Livide. Son regard s'est fixé sur mon front, en plein milieu, et la douleur m'a frappé droit dans la tête: une injection d'azote liquide dans le cerveau. Lorsque j'extrait mon crâne de mes paumes et ouvre les yeux, je suis seul. Des particules flottent devant mes yeux, je pige niente.
Solitude
dépecée
toute présence
(Otto Ganz, L'amant creux, inédit))
06 décembre 2007
Petit formats de fin d'année
Dans le cadre du 35ème anniversaire de la GPOA, apportez-lui votre soutien par l'acquisition de son Agenda 2008 rehaussé, exceptionnellemnt, par une oeuvre d'art originale d'un des artistes de notre artothèque
Jeudi 6, vendredi 7 et samedi 8 décembre 2007 de 10h à 18h au château Malou,
Ouverture exceptionnelle
Dimanche 9 décembre 2007 de 11h à 17h
Pour plus de détails cilquez ICI





