Amathéü & ganz

peinture, dessin, installation, vidéo, ex-voto... et textes

29 septembre 2008

Note didactique (4)

_MG_0527


Il se peut que le poème
soit une des marches
de l’escalier branlant
qu’est la survie

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

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22 septembre 2008

Note didactique (3)

_MG_0530

Il se peut que le poème
allège du condamné
ses propres pas
dans la cendrée

Et ce n’est pas ici qu’est le sens



O.G., Note didactique

à l'usage de ceux qui apprennent

à entendre les mots, éd. du Cygne, Paris, à paraître

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15 septembre 2008

Note didactique (2)

_MG_0534


Il se peut que le poème
dégagé des grenailles
offre une ramure
enracinée profond

Et ce n’est pas ici qu’est le sens


O.G., Note didactique

à l'usage de ceux qui apprennent

à entendre les mots, éd. du Cygne, Paris, à paraitre


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08 septembre 2008

Note didactique (1)

_MG_0536


Il se peut que le poème
soit dénué de sensiblerie
devant la sonorité
des images

Et ce n’est pas ici qu’est le sens


O.G., Note didactique

à l'usage de ceux qui apprennent

à entendre les mots, éd. du Cygne, Paris, à paraitre

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Fondation FaMaWiWi Les passeurs de mémoire

famawiwi001

famawiwi002

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01 septembre 2008

Ce qui rejoint

_MG_0537


    Un corps, ça flotte, oui… on se le dit... évidemment !!! Un corps de noyée, ça flotte. Voilà. Mais est-ce qu’on sait que la charogne, c’est sans intention qu’elle fait les choses ? Cette détestable propension des organes à l’apnée… à la baudrucherie. Rien n’est simple, et certainement pas de faire couler un corps. Trois jours de soleil et ça ballonne, une noyée. L’hiver, je ne dis pas, quelques semaines, quelques mois dans les pays de sauvages, le temps que dégèle la couche de glace, mais l’été... La putréfaction s’entame dès que le sang cesse de circuler dans un organe. Autant dire que ça va vite. L’été : trois jours et elles remontent. Il faut faire ses armes, revisiter ses classiques, taquiner de l’Ophélie ou de la suicidée de baignoire. Une noyée, ce n’est pas simple. Ça ne s’improvise pas. Les os s’en foutent, eux, mais les organes… leur incessant souci de palpitation, de gonflement, de rétention… Les os coulent, c’est connu, mais la chair, elle ? Elle flotte, oui. Elle flotte. Le corps est un ensemble de contenants, de la peau à la cellule, le corps est une accumulation de bulles, de la peau, de la membrane, à l’organe, à la poche, à la cellule... Lorsque vient la décomposition, ces bulles se chargent d’aérien, de gazeux. Le corps enfle, les chairs gonflent, les cellules s’amollissent. Le ventre s’arrondit la bulle par dessus la ligne de flottaison, le ventre se dresse, expulse le nœud du nombril, occupe le centre. Alors, forcées, les pattes s’écartent. La tripe apparait, poussée par les gaz, à tous les orifices. Ça prend des couleurs de noir et de nacre, ça glisse sur l’onde… les genoux surnagent et le visage, lorsque le courant est faible. Tout autour, sur l’eau, une auréole huileuse. Dans l’air, des moucherons… tout autour… le clapotis… L’odeur dit à mon cerveau « ce n’est pas une image ». Je tombe assis… le cla-po-tis…

(Otto Ganz, La génétique du désastre, en cours) 

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