Amathéü & ganz

peinture, dessin, installation, vidéo, ex-voto... et textes

18 avril 2008

En la secrète 009

CHAPEAU7SEPT_copie


On ne devrait parfois 

faire confiance

qu'aux images


(OG)

Posté par Amatheu à 10:27 - En passant... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 avril 2008

En la secrète 007

CHAPEAU8SEPT_copie


Je vis

une farce

tout au long

ruisselante


(OG)


Posté par Amatheu à 09:28 - En passant... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 avril 2008

En la secrète 006

CHAPEAU9SEPT_copie


On n'imagine pas

combien de miroirs

trahissent nos poses


(Otto Ganz)

Posté par Amatheu à 10:29 - En passant... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 avril 2008

Séquences

Image0003_copie


Toujours comme ça... toujours que ça se passe... que les images... bah, les images se fragmentent. La vie passe mal par la lentille d'un kaléidoscope, c'est bien connu... ou plutôt : moi, je le sais... ça veut tout dire, "Môssieur fait encore la carte du nombrilisme !!? Môssieur se la joue j'ai v'nu, j'ai vu". Non, c'était pire... sans doute pire... Parce que j'étais là, déjà là / Rose dont l'échine ployait sous le poids de sa tête/ Blanche, le visage plongé sous les failles. La lumière dorée : Je me savais visé.       


(Otto Ganz, L'amant creux)

Posté par Amatheu à 09:28 - En passant... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 avril 2008

Rendez-vous le samedi 5 avril 2008 à partir de 16h00

TOUTEFINE001

TOUTEFINE002

Posté par Amatheu à 10:37 - Rendez-vous - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 mars 2008

Le Fiestival #2

maelström FiEstival #2
Une Fête, un Festival d’Arts Littéraires, Poétiques, Visuels et Musicaux
les
4 & 5 avril... in gold we trust?
ou des Amériques invisibles... déclaration poétique de reconnaissance des génocides amérindiens... auteurs beat generation... poésie & spiritualité... un acte chamanique... performances de l'improductif... le corps, la vie, l'ombre, la mort, les toiles de l'invisible...
à l'
Espace Senghor à Bruxelles
(piétonnier Place Jourdan)


avec
Franco Battiato . Anne Waldman . Charles Coocoo et bien d'autres... Verheggen

Ganz . Remy . Görgün . Massaut . Tholomé . De Giraud . Costa . Guéry . Bakero . De Meyer . Bertoli . Parente . Vielle . Amatheü . Pottel . Granger . Dombret . Spleeters . Hernandez . Grandjean . List . Saint-Remy . El Gian

le samedi 5 avril 2008 à partir de 16h00 .

programme & infos sur le site www.fiestival.org

sortie spéciale pour l'occasion de romans, et booklegs, rencontres avec des auteurs, performances poétiques, musique, un acte collectif surprenant... et la JAM poético-musicale finale ouverte au public... (Buffet compris)
avec Anne Waldman . Charles Coocoo et également...
les Wemotashee Singers
(indiens attikamekws), Marianne Costa (Fr), Pierre Guéry (Fr), Jean-Pierre Verheggen (Be), Jean-Luc De Meyer (Be), Vincent Tholomé (Be), Kenan Görgün (Tu-Be), Antonio Bertoli (It), Philippe Remy(Be), Nikolas List (Be), Otto Ganz (Be), Catherine Amatheü (Be), Marco Parente (It), Vincent Granger (Fr), Laurence Vielle (Be), Osvaldo Hernandez (Mex), Théophile de Giraud (Be), Dominique Massaut (Be), Martin Bakero (Chi), Damien Spleeters (Be), Olivier Dombret (Be), Benjamin Pottel (Be), Gaëtan Saint-Remy (Be), David Giannoni (Noland)

et la sortie très spéciale de 3 livres : La Toute fine ombre des fleurs de Otto Ganz/Catherine Amatheü, A Coney Island of the Mind et autres poèmes de Lawrence Ferlinghetti (trad. Marianne Costa) et Fast Speaking Woman de Anne Waldman!


Posté par Amatheu à 17:23 - Rendez-vous - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 février 2008

Principe physique pour l'annulation des doutes

Sans_titre_1


chaque ombre

projetée vers le ciel

suppose une source

lumineuse


plus bas


(Otto Ganz)

Posté par Amatheu à 10:13 - En passant... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 février 2008

Pour Pascal Perrot

Sans_titre_001


Le terrible

de se supposer apte

à survivre sans nuisance


Grande menterie

- comme existent de grandes tenderies -

que s'estimer

d'instants sauvages capturés

capable de les maintenir vivants


(Otto Ganz)





Posté par Amatheu à 20:33 - En passant... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 février 2008

LES VERITES PREMIERES



Sans_titre_1Sans_titre_3Sans_titre_2

Trois images illustrant la nouvelle de Otto Ganz.
Ce petit livre sera publié en début 2007
aux éditions "écolines" à flobecq.




LES VERITES PREMIERES

Otto Ganz (septembre 2006)

Pour Jean-Claude Tardiff


A ma Théü

Anne Guilbault

En Egée


…le respect

pour qui m’a tiré du néant

suffira…

Werner Lambersy



Ce n’était pas dur à deviner, pas difficile de sentir le vent tourner et engouffrer son odeur d’humus dans les naseaux. On me l’avait dit et rabâché, moi le premier, et j’aurais dû m’y tenir. Mais voilà, « tant va la cruche au bistrot qu’elle se fait découper en morceaux » dit-on en Belgique, et la Belgique, quoi qu’en pensent les autres, c’est pas n’importe quel pays, même si, comme le pense toujours chaque Belge, c’est un peu n’importe quoi n’importe où. 

J’aurais dû m’y tenir. Je me serais évité bien des faits, actes et gestes incongrus, en acceptant de me plier à la sagesse populaire. Mais voilà… si on sait comment c’est et comment ça va, on ne sait jamais ni où ça va, ni jusqu’à quel point, ni pourquoi. Puis voilà… on est parfois épouvanté de la bêtise qui peut être la nôtre dans des cas qui, n’ayant rien d’extrêmes, sont souvent plus graves encore par le principe d’érosion systématique qui les anime et nous force à ouvrir la cage de l’enragé sanglier intérieur. Alors voilà, on se réveille un matin, la respiration gênée par un poids sur la bouche. Les yeux s’ouvrent après quelques tentatives de se dégager avec les mains, mais ça vous colle à la face. Je repousse ce qui me colle au nez et c’est une texture de vieille anguille écrasée qui me nappe les doigts. C’est poisseux, c’est froid, c’est luisant. Ça ne sent pas très bon, cette membrane. C’est organique, voilà tout. Je tourne la tête pour rétablir l’espace alentour.

Je suis allongé dans une chambre que je ne connais pas. Parce que je baigne dans la transpiration, je sais être tout habillé. Sur les murs qu’éclaire le matin au travers d’une fenêtre sale, des éclaboussures que je prends, dans une émergente durée d’éveil, comme la preuve que quelqu’un a mochement bâfré ses spagar’s dans cette pièce. Ça a giclé, voilà ce que je me dis à ce moment précis « ça a giclé ». Soit. Peut-être une dispute de couple ? L’idée me traverse l’amphore et je souris, pas plus rassuré. La rixe se serait servie de la préparation culinaire susdite pour manifester toute sa puissance. Si même les grands singes affirment leur colère en balançant leurs excréments, nous autres, tristes humains passés par la moulinette de la civilisation, n’avons rien inventé en termes de réflexes de survie. Nous n’avons pas évolué, l’éducation nous a simplement fait varier la nature des projectiles. Bah… tant que ça dit ce que ça voulait dire et que le sens est perçu avec exactitude par le récepteur… tant que ça jette un peu de clarté sur ce ramassis d’ombres décharnées qui s’entrecroisent avec la sauce bolognaise…

Mes os sont douloureux, je n’ai aucun souvenir des conditions qui m’ont amené ici. Je garde en tête l’ambiance d’un rade mal éclairé et des verres dont le liquide frémissait aux basses d’une musique inutile à identifier, ça oui. Mais pour le reste… j’essaye de me lever. L’exercice est difficile, ardu pourrai-je dire lorsque j’aurai retrouvé tout mon vocabulaire. J’ai toujours été lent à émerger des brumes, et là, de toute évidence, l’ami Ganz s’est pochetronné lourdement. Les lutins tambourinent dans ses forges, sa tête va exploser, mais il perçoit tout ça depuis un tampon de coton hydrophile. Qu’est-ce que j’ai envie de pisser… Mes jambes sont lourdes, si lourdes. Elles ne bougent pas malgré mes efforts. Je ne les sens plus. La panique se glisse, se faufile, s’enroule, repte, m’envahit. Mes yeux tournent fou.

Je tente de me redresser, mais je suis collé aux draps par une croûte noirâtre. Mes doigts touchent des flaques qui s’étirent en longs fils poisseux lorsque j’enlève les mains. Je tente de me retourner, les draps suivent mon mouvement, m’entourant d’une épaisse et étouffante gangue. Tout pèse si lourd. Les cuisses sont comme ankylosées, anesthésiées, voilà ce que me signale la pression de mes doigts. Je ne sens plus mes jambes sous les genoux, plus mes pieds non plus.

Au-dehors, des bruits traversent vers moi. L’activité humaine est là. Je ne suis donc pas isolé : juste coincé dans ce lit solidifié, entouré d’une bull qui ne laisse passer aucun bruit vers le monde. En pivotant ma tête au maximum de mon amplitude, j’aperçois ce qui entoure le lit. Sur chacune des tables de chevet, deux chaussures sont posées, les miennes. En dépassent mes mollets, sectionnés sous les genoux. Je ne comprends pas cette image, elle n’évoque rien pour moi. J’observe ça longuement avec une sorte de désinvolture, une expression très particulière de découragement. Du « à quoi bon ?», du « et alors ?» Oui, et alors ? Alors ? Mais t’es là, sans jambes, sur un plumard et tu te vides de ton sang ! Et alors ? Alors !!?? Tu n’as, l’ami Ganz, aucune raison de te trouver là, rien à foutre là, tu devrais être ailleurs et encore !!! Entier !!! Ce serait d’ailleurs la première fois que tu retrouves tes pompes direct en te réveillant... ça devrait te montrer à quel point tout ceci pue l’anormal, non ? 

Ma main droite tente d’atteindre la périphérie du pieu, et se heurte à quelque chose enroulé dans une couvrante. Je tire l’objet vers moi. Une sorte de sphère d’environ 35 centimètres de diamètre, lourde, encombrante : à plusieurs reprises, elle m’échappe de la main. J’arrive pourtant à l’amener dans mon champ de vision. Je perds un temps inimaginable à déballer l’objet. Un visage apparaît, tuméfié. Je n’ai aucun doute : je me reconnais. C’est maintenant, et seulement maintenant que la terreur s’engouffre. Je crie, j’appelle, mais de ma gorge ne sort qu’un long râle entrecoupé de gargouillis. Mon souffle est court et se raccourcit encore, je le sens au halètement que subissent les forces que j’attire vers mes muscles. De mes yeux, aucune larme ne coule. Je me résigne au silence. Nous nous regardons et je suis le seul des deux à me voir. Satan, est-ce donc si difficile d’être un ange ?!!!   

Posté par Amatheu à 16:17 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 janvier 2008

TrucTroc/BOZAR

Image_6

Le temps d'un week-end, TRUC TROC 4th Edition ouvre ses portes et les esprits !
Loin du cadre traditionnel des musées, c'est dans une ambiance festive qu'une centaine d'artistes belges, confirmés et émergeants, dévoileront leur conception de l'art à la foule. Ici, pas question d'argent ! Suivez vos coups de coeur et imaginez. Un objet, une idée, un service à échanger contre une oeuvre originale et contemporaine.

Le samedi 12 Janvier 2008, la soirée d'ouverture de cette exposition hors du commun, co-organisée par le BOZAR, Wolu-Culture et l'asbl Artdynamik, se prolongera jusqu'à 2h00, au rythme de musiciens, Dj's et Performeurs.

Le dimanche 13 Janvier O08, de 10h à 18h, vous pourrez redécouvrir ce concept inédit dans un contexte plus familial.

TRUC TROC 4th Edition, un événement haut en couleurs à ne manquer sous aucun prétexte !

Pour plus d'info cliquez ICI

Invitation à télécharger ICI

Posté par Amatheu à 12:30 - Rendez-vous - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »